Pendant plusieurs jours, j'ai utilisé Claude Cowork pour configurer des agents OpenClaw. Un chantier sérieux, qui ne se règle pas en une session. À chaque compression de l'historique, Cowork perdait les réglages qu'on avait posés ensemble, et recommençait à me redemander des informations qu'il avait pourtant vues passer quelques heures plus tôt. Je remontais dans le chat, je retrouvais la réponse, je la recollais. Puis ça recompressait, et ça repartait.
Si vous utilisez Cowork tous les jours sur des sujets qui s'étalent, vous connaissez cette sensation. Elle a un coût : le temps passé à réexpliquer, le ton juste qu'il faut retrouver, les nuances qui s'évaporent. Et cette fatigue particulière du professionnel qui a l'impression de parler à quelqu'un d'amnésique.
Ce n'est pas un bug. Les mécanismes de mémoire natifs existent côté Claude, et ils fonctionnent pour certains usages. Mais dans mon usage professionnel de Cowork, ils ne suffisent pas quand je cherche du contrôle, de la continuité projet, et la possibilité d'auditer ce que l'outil garde ou oublie.
Périmètre de ce retour d'expérience : je parle ici de Claude Cowork, en avril 2026, dans mon usage professionnel quotidien. Il existe par ailleurs d'autres mécanismes côté Claude Projects, Claude Code, extensions desktop. Je ne les compare pas ici. Je raconte ce que j'ai construit pour mon besoin Cowork, après avoir testé ce qui existait.
